Comment devenir thanatopracteur ?

25-09-2019

Le thanatopracteur intervient sur le corps des défunts, à la demande des familles, pour une réalisation de soins qui leur rendent un aspect présentable. En France, environ un décès sur quatre donne lieu à l’intervention de ces techniciens. Mais comment devient-on thanatopracteur ? Et quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?

Pour être thanatopracteur, la formation se compose d’une partie théorique qui dure entre deux mois et demi et quatre mois, puis d’une partie pratique où le stagiaire doit réaliser un minimum de cent soins de conservation. A l’issue de la partie pratique, deux thanatopracteurs mandatés par le Comité Nationale de Thanatopraxie se rendent sur le lieu de stage pour évaluer le candidat. Sur 60 stagiaires, entre 30 et 40 environ sont reçus. La difficulté est que ces écoles, pour la plupart privées et assez onéreuses, ne garantissent pas à l’étudiant de réussir, puisque le concours se déroule à l’issu de la formation théorique. Il prend ainsi le risque d’échouer alors qu’il a déjà payé pour sa formation. Une fois le diplôme obtenu, l’accès au marché du travail est simple. En effet, de nombreux professionnels travaillent pour des hôpitaux, des écoles de médecine ou encore des morgues.

Travailler seul ne doit pas être un problème pour un thanatopracteur. En effet, ce dernier opère le plus souvent seul dans une chambre funéraire ou au domicile du défunt. Exerçant son activité au cours d’une étape difficile à vivre pour ces clients, le thanatopracteur doit faire preuve d’une grande maîtrise de soi et de ses émotions. Les yeux rivés sur la mort chaque jour de sa vie, ce professionnel est doté d’importantes qualités en termes de tact, de discrétion, de patience et de motivation. Il doit être prêt à faire preuve de qualités relationnelles et de communication pour soutenir ses clients. Enfin, des qualités esthétiques, de maquilleur et de coiffeur sont requises. Ce métier est extrêmement important dans le processus d’acceptation du deuil, ce qui en fait presque un métier d’utilité publique.