Rencontre avec Alain Giraudon, Directeur commercial d’HYGECO en France

04-12-2019

Alain Giraudon est le Directeur commercial d’HYGECO en France depuis plus de 35 ans. Véritable mémoire vivante, il connaît tout des évolutions du Groupe. Nous faisons le point avec lui sur son parcours fleuve au sein de l’entreprise. Interview.

Quel a été votre parcours au sein d’HYGECO ?
Alain Giraudon (AG) : Mon parcours est assez linéaire chez HYGECO parce que j’ai toujours été rattaché au service commercial que ce soit dans la fonction de standardiste à mes débuts en passant par l’administratiodu n des ventes, la gestion des commandes, la saisie des commandes ou l’organisation planning-chantier jusqu’à ma fonction de directeur commercial France actuelle.

Comment a évolué cette société en 35 ans ?
AG : Jusque dans les 1997, HYGECO était rattaché au groupe OGF-PFG ce qui lui accordait une certaine sécurité par rapport au marché étant donné qu’elle avait le plus gros acteur comme client. Malgré quelque conflits, il n’y a jamais eu de séparation jusqu’en 1997. A la suite de la séparation, il a fallu retrouvé des parts de marché. HYGECO s’est donc associée avec un fabriquant de cercueil qui s’appelle PROBIS. L’objectif de cette association était de pouvoir servir les pompes funèbres du gant de cérémonie jusqu’au laboratoire complet, un passant par des véhicules, des vêtements, des sonos ou tous les produits dont les pompes funèbres peuvent avoir besoin. Cette aventure a duré quelque années (jusqu’en 2004-2005) et s’est arrêtée malheureusement car les deux patrons ne s’entendaient plus sur le développement de PROBIS. Ensuite il y a eu le partenariat avec Facultatieve à partir de 2007 jusqu’à l’arrivée d’Abenex en 2017.

La flamme est toujours bien vivante après avoir passé plus de 35 ans dans l’entreprise. Qu’est-ce qui vous pousse ?
AG : Ce qui me motive le plus c’est d’avoir des réponses à donner à des clients qui sont en attentes de solutions et surtout qu’HYGECO perdure ! Une carrière est faite de plein de rencontres. J’ai beaucoup de bons souvenirs lors des salons, comme à Funéraire (Paris) par exemple. C’est aussi le fait de faire de belles prestations, de satisfaire les clients, d’avoir réussi à décrocher de nombreuses commandes.

Quelle est la principale difficulté dans votre métier ? Et qu’est-ce qui est le plus satisfaisant ?
AG : Ce qui est contraignant c’est qu’il faut être immédiatement disponible pour ses clients en raison des modes de communication actuels. Cette impatience de la part des clients limite le temps de la réflexion pourtant essentiel pour élaborer et proposer les meilleures solutions.

Le fait d’être omniprésent pour les clients est aussi une source de satisfaction. C’est le sentiment d’être utile et d’être capable de répondre à leur problèmes. La semaine dernière, j’ai eu un client qui s’étonnait de me retrouver après de nombreuses années.  En effet, la spécificité de ma clientèle fait que je ne vais peut-être pas la voir pendant les dix prochaines années étant donné qu’il y a peu de redondance pour les équipements. Ce qui est satisfaisant c’est donc ce suivi avec les clients sur plusieurs décénies.

Avez-vous une anecdote sympathique à nous raconter sur votre carrière ?
AG : Au début des années 1990, à l’arrivée du téléphone mobile, chez HYGECO on devait se partager 1 portable pour 3. Dans le même registre, quand je suis arrivé en 1984, il n’y avait pas encore de micro-informatique comme c’est le cas aujourd’hui et donc, quand fut le moment d’investir dans un micro-ordinateur, il y en avait qu’un seul pour toute la société. C’est-à-dire qu’il y avait 5 à 6 personnes à attendre pour l’utiliser et le service commercial passait en dernier. Du coup, nous passions souvent nos commandes le soir après 20 ou 21h. Je ne vous cacherais pas les erreurs de sauvegarde que nous faisions à l’époque, ce qui nous obligeait à tout recommencer le lendemain  Ce serait impensable aujourd’hui !